A l'été 2006, à peine le championnat italien terminé, Thabo Sefolosha rejoint les Etats-Unis afin de suivre les fameux workouts. Ces séances d'entraînements sont planifiées pour les joueurs se présentant à la Draft, afin d'être évalués et notés par le staff des équipes susceptibles de les sélectionner.
C'est le premier voyage de Thabo aux Etats-Unis et compte-tenu des observations effectuées par certains spécialistes, il est pressenti comme un joueur pouvant être sélectionné en début de deuxième tour. Mais il enchaîne 8 workouts en 11 jours durant le mois de juin, et tous se passent très bien. Trois jours avant la date fatidique du 28 juin, il se présente encore au workout des Jazz, où il prouve que son shoot extérieur s'est nettement amélioré.
Le jour de la Draft, Thabo en profite pour faire venir ses proches à New York afin de se retrouver ensemble, unis comme ils l'ont toujours été au sein de la famille. Après plusieurs années passées à l'étranger, ils apprécient d'être réunis pour ce moment au combien important dans la vie de Thabo.
Le 28 juin 2006 à New York, c'est encore une surprise lorsque David Stern, président de la NBA,
annonce lors de la cérémonie que Thabo Sefolosha a été retenu en 13ème position du premier tour de la Draft, par les Philadelphia 76ers. C'est la surprise générale et la joie de voir un rêve - qu'ils partageaient tous - se concrétiser de la sorte... "C'est juste incroyable...", commente, le sourire aux lèvres, un joueur pas comme les autres qui vient de marquer l'histoire du basket suisse d'une pierre blanche.
Et le sourire, Thabo peut l'avoir, car en plus de sa sélection, il rejoindra finalement les Chicago Bulls, après un échange entre les deux clubs contre Rodney Carney et un million de dollars. Le club qui a vu naître Michael Jordan, le plus grand joueur de tous les temps, et qui a illuminé les années 90 de la NBA, à la période où Thabo et Kgomotso découvraient leur passion pour le basket. Ce club veut de lui. C'est tout un symbole, tout un rêve qui prend forme.
Malgré ce parcours admirable, la route est encore longue pour que Thabo devienne le "bon joueur" qu'il espère rester dans les souvenirs des spectateurs NBA. Il sait que sa première saison sera avant tout une question d'adaptation et d'apprentissage d'une nouvelle manière de vivre le basket.
Pour l'aider, il peut compter sur ses proches (Bertille a emménagé avec lui aux Etats-Unis et son frère va le rejoindre bientôt pour y poursuivre ses études), sur un pays tout entier qui est derrière lui, mais surtout sur sa personnalité qui aime relever les défis, son sérieux, son travail continu et un amour sans fin pour le basketball.