
A quelques jours du second tour des playoffs, face à Detroit, Thabo Sefolosha a fait le point sur le parcours réalisé jusqu'ici avec les Bulls :
- Thabo Sefolosha, comment avez-vous vécu votre première série de play-off face à Miami?
Bien, très bien même! Nous ne pensions pas nous imposer aussi facilement face au champion en titre. Après avoir réalisé deux gros matches sur notre parquet, tout a été plus facile à l'extérieur pour terminer la série.
- D'un point de vue personnel, tout a bien commencé avec un important temps de jeu durant les deux premiers matches, avant d'être quelque peu mis sur le banc...
Oui, j'ai effectivement été beaucoup mis à contribution par notre entraîneur. J'espère que mon temps de présence sera encore plus important encore à l'avenir. Par contre, les matches «on the road» sont plus difficiles à négocier pour un jeune joueur. Les vétérans tels que P.J. Brown ou Chris Duhon ont de ce fait été mis plus à contribution par Scott Skiles.
- Vous avez malgré tout fait vivre un cauchemar à Dwyane Wade?
(Rires) C'est toujours un extraordinaire challenge de défendre sur les meilleurs joueurs du monde. C'est pour cela que j'aime la NBA. Il est dur à stopper, car on sait qu'il marquera à chaque fois des points. Mon rôle est de lui rendre simplement la vie plus difficile à chaque fois qu'il touche le ballon.
- Désormais, c'est Detroit, vainqueur de la Conférence, face à vous. Vous avez remporté trois des quatre duels de la saison face aux joueurs du Michigan...
Ce sera bien différent de la série face à Miami. Pour cette confrontation, nous commencerons avec deux rencontres à l'extérieur, ce qui change totalement la donne. Même si nous les avons battus à trois reprises durant la saison régulière, un nouveau championnat a débuté et les parties du passé doivent être mises de côté.
- Quelles sont les armes de Detroit?
Ils possèdent beaucoup de joueurs capables de faire la différence à tout moment. Des gars comme Hamilton, Webber, Prince ou Billups peuvent décider de l'issue d'une rencontre à eux-seuls. A nous de les museler au mieux.
- Avec Thabo Sefolosha sur le parquet...
J'espère avoir des responsabilités durant cette série, c'est évident, mais je suis conscient que l'entraîneur possède un bon nombre d'armes à sa disposition. Hinrich, Deng ou Gordon sont des alternatives, à moi d'être prêt à les remplacer s'il y a besoin.
- Entre les joueurs, comment parlez-vous de cette fin de saison?
Nous sommes parfaitement conscients qu'un «truc» est faisable. Malgré tout, nous nous focalisons principalement sur Detroit à l'heure actuelle, sans songer à la suite. Prendre série après série est sans doute l'une des clés.
- Au cours de cette saison, vous avez alterné les longs temps de jeu avec des présences de deux ou trois minutes. Comment vit-on cela?
Je jouais plus lorsque j'étais en Italie, c'est évident. Au début j'ai eu de la peine à m'habituer à ne pas être dans le cinq de base. Désormais, j'arrive mieux à gérer ces périodes creuses.
- En fin de saison, vous avez malgré tout été énormément sollicité. Avez-vous été félicité pour ces prestations?
Pas vraiment. Les joueurs se sont rendus compte de mes statistiques, mais on ne m'en a pas trop parlé. Je m'entretiens beaucoup avec les assistants qui me disent où je dois progresser.
- Justement, quels aspects du jeu devez-vous améliorer désormais?
Mon avenir passera par la défense, j'en suis conscient et je travaille évidemment sur ce secteur de jeu. Si je suis capable de bien contenir un adversaire, mon temps de jeu va évidemment grandir.
si/jab