Peu de surprise, dès lors, en apprenant que Sefolosha a fait de son jour de sélection en NBA une affaire de famille, invitant son père, sa mère, l'ami de sa mère, son frère et sa petite amie à l'accompagner pour son premier voyage aux Etats-Unis.
Il vit aujourd'hui dans une banlieue, près d'Andres Nocioni et de Luol Deng. Et les journalistes Suisses ont suivi. Jean-Cosme Delaloye, un correspondant à New York pour le 24 Heures, a récemment fait le profil de Sefolosha pour un article qui est paru en première page du journal.
"Les lecteurs sont très intéressés," explique Delaloye.
Gregoire Surdez, un journaliste sportif pour le même journal, qui fut fondé en 1762, dit par Delaloye--l'anglais de Surdez est faible--que des articles quotidiens sur Sefolosha sont aujourd'hui devenus habituels.
Il ajoute que la première ligue suisse utilise l'image de Sefolosha pour se promouvoir, et que les questions à propos de Sefolosha sont posées à peu près dans chaque conférence suivant un match local.
"Si je peux aider le basket suisse ou même aider de jeunes enfants à croire à ce qu'ils font et à croire qu'ils ont un futur en jouant au basket, c'est bien," répond Sefolosha. "Ca représente beaucoup pour moi."
Même le premier joueur Suisse en NBA a des tatouages. L'un se lit: "Le jeu m'a choisi" (en anglais). Sefolosha paraît choqué qu'on lui demande de l'expliquer.
"Je ne sais toujours pas pourquoi je suis entré dans le basketball et comment c'en est devenu ma passion," il raconte. "Mais maintenant je suis ici. Donc je me sens comme si le jeu m'avait choisi."
La franchise des Bulls a choisi Sefolosha également. Et comme dans une inquiétante coïncidance, peut-être que ça allait devoir se faire.
Jim Boylan, un assistant des Bulls, a débuté sa carrière de coach comme joueur/coach à Vevey. Sa fille aînée est née ici, le 12 mai 1984.
Sefolosha est né à ce même endroit 10 jours plus tôt.
"Je n'arrivais pas à le croire lorsqu'il me l'a dit," raconte Sefolosha. "Il m'a montré des photos de là-bas et tout...
"C'est quelque chose de particulier pour moi. Jouer pour les Chicago Bulls n'est pas comme jouer pour n'importe qu'elle autre équipe en NBA pour les gens qui ont grandi en regardant leur histoire depuis un pays étranger. Je suis heureux d'être ici avec l'équipe qu'ils ont aujourd'hui et ce passé. C'est un sentiment incroyable."
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Par K.C. Johnson
kcjohnson@tribune.com
Extrait du Chicago Tribune © 2006. Tous droits réservés.