Un Suisse en NBA: Thabo Sefolosha dans la cour des grands
Sur les pas de Jordan
· Mais sa passion reste avant tout le sport, qui «peut être un art» quand on s’appelle Ronaldinho, Zidane, Ali et surtout Michael Jordan. «Il a placé la barre tellement haut, s’exclame Thabo Sefolosha. Et dire que je vais jouer dans la même équipe que lui...» Ses yeux s’illuminent, pétillent. Il y a à peine trois mois, il posait ses baskets aux Etats-Unis pour la première fois. Maintenant, le voilà devenu le maillot numéro 2 des Chicago Bulls pour deux ans. «Je commence à réaliser. Je suis tellement impatient!»
Sa sérénité étonne. Détail d’importance: Bertille, sa petite amie depuis trois ans, va l’accompagner à Chicago afin d’obtenir un master en relations internationales! Forcément, on se sent moins seul. Même si son entourage proche risque de lui manquer terriblement. Enfant d’une famille plusieurs fois recomposée, Thabo Sefolosha accorde la plus haute importance à ses frères et soeurs. D’ailleurs, c’est son autre grand frère, Christophe, hôtelier, qui lui a soufflé la recette du velouté aux concombres qu’il est en train de réaliser chez sa mère, Christine, à Montreux. «Il s’agit d’une soupe légère, commente le basketteur en mixant les ingrédients vigoureusement. Mais ma spécialité, c’est plutôt le poulet pané avec du riz aux légumes.» Il adore aussi les lasagnes. Le «géant» gourmand en a bien profité lorsqu’il jouait pour l’équipe piémontaise de Biella. «J’apprécie le côté très chaleureux de l’Italie. En plus, ce pays a une histoire vraiment intéressante.»
Un garçon bien entouréPendant la confection du plat, Manourou, de passage chez son pote rencontré en France, immortalise les prouesses culinaires de son ami en le photographiant, hilare. «Quand j’étais à Chalon-sur-Saône, je cuisinais pour tout le monde», se défend Thabo Sefolosha. Ce qui ne l’empêche pas de solliciter constamment les conseils de sa «mams», admirative devant son fils à la tâche. A l’évidence, le jeune homme est bien entouré. Tenace, maîtrisant autant la langue de Shakespeare que celle de Molière, les bras tatoués d’un «The game chose me» à gauche et d’un «God guides my steps» à droite, Thabo Sefolosha ne peut que réussir sa carrière américaine. Aux Helvètes de soutenir le «petit» Suisse en NBA! Virginie Jobé Extrait du Migros Magazine n° 35 - Août 2006. Tous droits réservés. |
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